Peintures

Toute sa vie, Jean Amblard dessine et peint.

Une passion, un exercice. À dix ans, en 1921, il suit les cours municipaux de Marcel Laurent à Asnières. À treize ans, il entre à l’École supérieure des Arts décoratifs. Poussé par Marcel Laurent, il est inscrit, en 1926, à l’École supérieure des Beaux-Arts, dans l’atelier très éclectique de Lucien Simon. Il y rencontrera Boris Taslitzky, « frère de coeur » de toujours, avec lequel il ira copier notamment les grands maîtres au Louvre. À la Grande Chaumière, il côtoie les peintres de Montparnasse, notamment Marcel Gromaire, qui l’invite à suivre gratuitement ses cours dans son atelier.

Jean Amblard peint les bords de Seine, observant la vie qui l’entoure. Passant ses étés dans le Puy-de-Dôme, il dessine et peint inlassablement la nature, dont il se nourrira toute sa vie.

Il expose régulièrement. Au Salon d’Automne et au Salon des Indépendants, notamment.

Membre de l’Association des Artistes et écrivains révolutionnaires dès 1934, adhérent à l’Association des Peintres et Sculpteurs de la Maison de la Pensée française présidée par Louis Aragon en 1936, il contribue à lutter contre les fascismes par la culture.

Résistant dès 1940 au Front national des Arts contre les fascismes, il s’engage dans l’armée de Libération en 1944. Nommé peintre aux armées, il est blessé dans les combats de libération de Colmar.

En 1945, le ministère des Arts et Lettres lui confie, sur recommandation d’Ambroise Croizat, une oeuvre monumentale, Les Maquis de France, qui ornera la Salle de la Résistance de la mairie de Saint-Denis. Cette oeuvre est remarquée par Matisse, qui l’invite dans son atelier. En 1948, il se voit décerner le prix Blumenthal de peinture. En 1949, le prix Jeckier de peinture à la Biennale de Menthon.

Sans jamais cesser la peinture de chevalet de préférence en pleine nature, Jean Amblard se lance dans l’art monumental, décorant de peintures acryliques, de ciment gravé ou de lave émaillée les murs de nombre d’écoles, salles des mariages, places publiques à travers la France.

Au fil de sa vie, son oeuvre peinte devient souvent le support des thèmes repris dans son art mural. Ainsi, retrouve-t-on Le Grand chêne dans la décoration en ciment gravé du groupe scolaire Paul Langevin de Choisy-le-Roi…

Sa dernière oeuvre, L’Échappée Belle, fut réalisée dans sa grange d’Auvergne en juin 1989, peu avant sa mort.