De la tapisserie aux laves émaillées.

Militant de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), Jean Amblard y rencontre Jean Lurçat, avec lequel, de même que Boris Taslitzky, il collabore.

Jean Amblard admire l’art de la tapisserie, ressuscité par Lurçat. Inspiré par les couleurs et les détails de La Dame à la Licorne, découverte au musée de Cluny, il rêve de s’y consacrer. En résulte L’Ombre et la Lumière, seule œuvre réalisée par Jean Amblard, actuellement aux Gobelins.

Walls

From tapestry to enamelled lava.

An active member of the Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), Jean Amblard had the good fortune to meet Jean Lurçat, with whom he worked, as did his friend Boris Taslitzky: Jean Amblard admired the art of tapestry, revived by Lurçat. Inspired by the colors and details of La Dame à la Licorne, discovered at the Musée de Cluny, he dreamed of devoting himself to it. The result is L’Ombre et la Lumière, Jean Amblard’s only work, currently at the Gobelins.

À la mort de sa mère, il réalise la tombe familiale, en 1978, au cimetière de Saint-Martin-de-Tours (Puy-de-Dôme), sa première lave émaillée sur pierre de Volvic, cuite à Ébreuil à 900 °C avec ses couleurs éclatantes.

On the death of his mother, he created the family tomb, in 1978, at the Saint-Martin-de-Tours cemetery (Puy-de-Dôme), his first enamelled lava on Volvic stone, fired at Ébreuil at 900°C, with its brilliant colors.

La lave émaillée devient sa technique de prédilection.

Ainsi, Liberté, pour le poème de son ami Paul Éluard dans un groupe scolaire de Sainte-Tulle ; L’Énergie, pour la fédération CGT de l’Énergie, désormais détruite ; L’Univers, pour la bibliothèque municipale Jacques-Duclos de Pierrefitte, partiellement détruite lors d’une triste tentative d’agrandissement de l’édifice… Dans ces deux cas, ni l’artiste ni ses ayants droit ne furent informés.

Enamelled lava became his favourite technique.

Thus, Liberté, for the poem by his friend Paul Éluard in a school complex in Sainte-Tulle ; L’Énergie, for the CGT Energy Federation, now destroyed ; L’Univers, for the Jacques-Duclos municipal library in Pierrefitte, partially destroyed during a sad attempt to expand the building… In both cases, neither the artist nor his beneficiaries were informed.

Après l’amputation de sa deuxième jambe en 1981, Jean Amblard réalise Paix sur les Terres, pour l’église de Perpezat, dans le contexte de la Théologie de la Libération, puis l’autel de l’église de Rochefort-Montagne : Les Quatre Vivants selon la vision de Saint-Jean, qui n’est autre qu’un symbole de la condition humaine. Ces deux commandes, dues à son ami, curé de la paroisse, le père Louis Perrier, restent visibles dans ces communes du Puy-de-Dôme.

After the amputation of his second leg in 1981, Jean Amblard created Paix sur les Terres (Peace on Earth) for the church in Perpezat, and then for the altar of the church in Rochefort-Montagne : Les Quatre Vivants (The Four Living Ones) according to the vision of Saint-John, which is nothing other than a symbol of the human condition. These two commissions, commissioned by his friend and parish priest, Father Louis Perrier, can still be seen in these villages in the Puy-de-Dôme region.

Église de Perpezat

Église de Rochefort-Montagne.